Le Grand Prix en folie 1956
Euh...non il ne s'agit pas du Grand-Prix de formule 1 de Monza ni d'une quelconque démarque exceptionnelle à Poshi mais bel et bien de l'increvable Grand Prix Eurovision de la chanson dont la naissance remonte au mercredi 24 mai 1956. En tout premier lieu donc (eh oui faut m'excuser j'ai chopé le tic à Evelyne Dahlia je dis donc à chaque phrase), en l'an de grasse (on comprend mieux mon orthographe quand on voit la gagnante aujourd'hui) 1956 (ça nous rajeunit pas), à une époque où le divin Sarko faisait encore dans ses couches, ce fut donc la suissesse germano-arabe Lys Assia qui remporta le trophée tant convoité constitué à l'époque d'une statuette en formica (une matière que les moins de soixante-quinze ans ne peuvent pas connaître) .
Sa chanson s'appelait tout simplement Refrain (pourquoi donc se casser la tête, c'est que l'eurovision après tout, pas le prix nobel de littérature, n'en déplaise à Jean-Paul Sarthe ou Marguerite d'Arras, fine fleur des écrivains hexagonaux).
Elle fut félicitée (aussi
) à l'époque par Pognon Premier, roi des francs suisses, digne héritier des Grisbimaldi, qui lui remit la tire-lire d'argent (équivalent en valeur à notre légion d'honneur mais en plus tintant). Condamnée à la porter en bandoulière jusqu'à la fin de ses jours, la pauvre Lys se retira dans un coffre-fort, bien loin des tentations perverses de la pauvreté ambiante afin de se consacrer entièrement au service du dieu suprême vénéré par des millions de suisses y compris le très auguste Alain Melon, j'ai nommé le dieu Richenou tout en priant "Ari Krishna, vivement qu'je sois riche na !"
Mais par chance donc, juste avant de porter le voile doré et de prononcer ses voeux définitifs de richeté, Lys se braqua et convola (une banque) en juste noces avec le célèbre rapeur 150.000.000.000 cents et des poussières, descendant du célèbre pharaon Toutenpognon
.
Ils eurent comme il se doit beaucoup de petits louis d'or, avant qu'elle ne soit plaquée (or) et n'obtienne in extrémis la garde alternée des fameuses piécettes.
La pauvrette ne s'en est toujours pas remise (au casino) et en désespoir de cause se mit à la colle avec un vieux jeton.
Je vous épargne la suite, n'étant pas à cours d'argent mais d'idées...
A noter que cette année-là Michèle Arnaud (marraine télévisuelle de Michel Drücker et Mathé Altérée (muse champignonnesque de Pascal Sevran) figuraient parmi les concourrantes mais furent évincées, ce qui ne les empêcha pas de poursuivre une carrière des plus florissantes...
A noter également donc que seuls 14 pays étaient en compétition, mais le concours était déjà interminable car il fallait faire tous les comptes à la main...
A noter ultimement que la première eurovision fut organisée par la Suisse au Kursaal de Lugano, pays de Marcel Besençon, l'homme qui inventa le concours en s'inspirant du célèbre festival de San Rémo...ce qui explique la victoire de la Suisse cette année là. La règle voulant que le pays gagnant organise le concours l'année suivante n'avait pas encore été mise en place et par conséquent il fut décidé que l'an suivant le concours se déroulerait en Allemagne, en hommage à ce cher Derrick...
