Le Grand Prix en folie 1966

Publié le par Alain Dissoir

1966

   Retour à la Villa Louvigny, siège de la C.L.T (Confédération Lymphatique des Termites [:o)] ), très exactement dans le grand auditoire. Du coup, le grand Duduche décida que, suite à la cacophonie des années précédentes conjuguée à la crainte de voir un jour un interprète de Hong Kong avec un faux air de Fernandel chanter « Ma Tonkiki ma Tonkinoise » avé l’assent de Marre-seilleu (Oh ! Bonneu Mèreuh ! Yamamotokakapoté (!) ), chacune et chacun se devait de chanter dans sa langue paternelle sous peine de disqualification façon Landisse (-) , y compris les sourds-muets, non mais (!) [:oZ] La gagnante de l’an précédent avait été invitée à assister au spectacle mais ne fut toutefois pas conviée à interpréter son nouveau sinegueule « Les sucettes », faut quand même pas pousser… [:(] elle eut néanmoins la lourde tâche de remettre le trophée au vainqueur en fin de soirée (et tu tapes tapes tapes ce refrain qui te plaït !) [:D]
La maîtresse de cérémonie fut cette fois-ci la plantureuse Josiane Shen (célèbre pour sa gaine, n’en déplaise à Raphaël [:o)] ). Pour changer un peu de la routine, la scène reflétait une architecture néo-gothique époque Eva Naissance qui n’est pas sans rappeler la décoration intérieure de la maison de retraite de Lucienne et Gisèle à qui nous adressons un amical bonsoir, avec d’un côté un mobile laissez faire et de l’autre le bas d’un escalier orné d’un organigramme aussi mystérieux que sybillin représentant la silhouette d’un monsieur et d’une madame ainsi qu’une esquisse censée évoquer un fauteuil roulant, le tout souligné par deux lettres dont la signification n’a toujours pas été élucidée à ce jour : W.C.. [:o] (?) (?) (?) [:D] Pas de variante par contre quant aux pays représentés. On prend les mêmes et on recommence. (+)
Pour l’anecdote, c’est à la princesse Grâce qu’incomba le choix cornélien entre l’artiste croate Téréza et la déjà célèbre Isabelle Aubret, gagnante en 1962, et qui en redemandait, la coquinette (!) En effet, les jurys monégasques avaient été incapables de les départager lors de la finale monacale. La princesse ouraganesque préféra donner sa chance à une débutante plutôt que d’envoyer une taupe cinquantenaire (non, il ne s’agit pas d’une quinquagénaire myope mais plutôt d’ une adepte du top 50 [:o)] ). Mal lui en prit car la Téréza se ramassa une de ces gamelles digne de Gargamel avec OO points [:o] , comme nous ne manquerons pas de le rappeler à la fin de cet opus. Elle eut le déshonneur de partager cette disgrâce (de Monaco) avec le désormais vétéranesque Domenico Modugno, pourtant grand favori. Pour sa troisième tentative, le pépère trop vénère ayant abusé de la rissa péta un gros câble , s’offrit une méga embrouille avec l’orchestre et finit par boycotter les répètes, ce qui ne présageait rien de bon pour les évales du praïme [:oZ] . Bref, c’était la pérave ! [:o] Ah ces méditerranéens et leur tempérament de feu ! (Etna sœur ? [:D] ) Les jurys courroucés par cette conduite peu orthodoxe ne l’épargnèrent point lorsque le temps des votes fut venu. « Que faisiez vous si chiant tantôt ? » « Je gueulais ne vous déplaise » « Vous gueuliez, nous en sommes fort aise, eh bien, foutez l’camp maintenant (!) [8D] »

Pendant qu’on est lancés sur les ragôts, (de toute façon y a que ça qui nous intéresse n’est-il pas ? En fête les résultats on s’en tape comme de notre première Libra ! [:o)] ) la France avait choisi d’être représentée par Dominique Walter (surnommé Dents de Crolles) qui n’était autre que le digne rejeton de Michèle Arnaud (la Fofie Favier de l’époque, mi-présentatrice, mi-chanteuse et surtout marraine de Michel Krüder) qui, souv’nez-vous, avait elle-même concourru (kuku Paloma) pour le Luxembourg en 1957. Or, il s’avéra qu’elle se trouvait de façon tout à fait fortuite (avec quelques copines à elle) parmi le jury lors de la sélection française  . Vous avez dit « piston » ? Oh, ça s’saurait !  Il termina avant-dernier avec un seul misérable point de charité accordé par Monaco. C’était bien la peine ! [8(]
Toujours dans un registre croustillant, ou, devrais-je dire « couilletillant » [:o)] , l’interprète britannique, d’origine écossaise, choisit de chanter en kilt, mais comme sa chanson ne comportait pas de chorégraphie virevoltante, les téléspectateurs n’eurent point le loisir de vérifier s’il portait un quelconque slip. [:D]
L’entracte fut assuré par le célèbre orchestre de jazz de Maxime Saury : les Haricots Rouges. Maisces derniers durent bien vite abréger leur prestation et vider les lieux fissa fissa à cause des flatulences nauséabondes générées par les fameux féculents, ce qui eut pour avantage de permettre aux votes de démarrer à l’heure pétante. [:D]
La Suède et la Norvège se classèrent respectivement deuxième et troisième, consécutivement à un copinage éhonté des pays nordiques lors des votes [:oZ] . Sur ce plan du moins, on est tranquille, rien n’a changé… [8D] 




__ Eh bien, après cette chère Maïté, nous recevons aujourd’hui l’éminent Jean-Pierre Coffe, chancre de la cuisine hexagonale, fervent défenseur de la gastronomie traditionnelle et farouche enfonceur de la Macdonomie bourrative qui file la gastro et pas qu’à Sarko. Alors, cher Jean-Pierre, bonsoir et bonne soirée. En fin gourmet que vous êtes, vous allez voir défiler sous vos yeux ébaubis le fleuron de la chanson européenne autrement dit le nec plus libra de la chanson patachounesque. Les téléspectateurs et moi-mêmes sommes impatients de goûter vos savoureux commentaires. [:)(]

__Bonsoir, chère Marie-Charlotte aux pommes. Ma foi vous m’avez mis l’eau à la bouche avec ce préambule digne de  Sainte Gudule. Je vous trouve belle à croquer. Je suis sûr que les téléspectateurs vous dévorent des yeux et se retiennent de ne faire qu’une bouchée de vos atours.  Je brûle en effet de voir tous vos ménestrels passer sur le gril. Pour certains ce sera le gros four, voire même carrément le bide, pour d’autres ce seront les lauriers de la gloire et le safran succès. J’espère qu’ils proviennent tous d’un élevage rigoureusement contrôlé et que leur traçabilité est établie, car je ne supporte pas l’esbrouffe ni la malbouffe, autrement dit la merde. [:D] [:(]

__Tout café, cher Jean-Pipi, pas de souci de ce côté-là, ils sont tous estampillés bio ma tête sur le billaud ! Qu’il s’agisse des dindes farcies ou des grosses tartes siliconées, des grosses patates ridées ou encore des grosses vaches molles elles ont toutes obtenu leur visa de contrôle...

__Certes, chère Marie-Cha-Cha, la note est un peu plus salée mais pour une bonne tessiture il ne faut pas hésiter à mettre le prix.

__Le prix Eurovision, ça va de soi…

__Bien évidemment. Je pense que nous allons faire bonne chère chère Marie-Charlotte aux fraises, celle qui rit quand… [:o]

__Alors attaquons de suite le festin si vous le voulez bien. Le menu est : tout d’abord en hors d’œuvre, nous accueillons pour la France Dominique Walter qui nous offre une chanson du terroir comme vous les aimez, une œuvre impérissable sans conservateurs bien de chez nous intutulée : « Chez nous ». [:D]

__Ma foi, cela me semble tout café exquis comme entrée en matière. Rien de tel qu’une bonne mélopée du terroir pour nous mettre l’eau à la bouche. Le filet de voix est tendre à souhait, l’œil est vif et le plumage est sans rembourrage. Bien manger, c’est l’début du bonheur. Je pense qu’il a toutes ses chances.

__Je le crois zossi poil au zizi. [:o)] De plus, niveau traçabilité y a rien à redire, il est le digne rejeton de la mère Michèle Arnaud qui a retrouvé sa chatte et qui l’a couvé avec amour tel un frêle poussin. [8(]
En second lieu, cher Pierre-Jean, nous accueillons Milly Scott des Bas-Pays qui nous interprète « Fernando en Philippo ». Je vous rassure de suite, il ne s’agit pas d’un hymne à la pédérastie, ils ne sont pas emboîtés tels des poupées russes, la conjonction « en », selon le noble Maître Capélo, correspondrait à notre agent de liaison « et » en bonne langue d’oil.

__En effet et effectivement, Fernando et Philippo sont deux chefs cuistots mexicains très cotés parmi les fans de « Oune dosse tresse ».

__Pour sûr ! Ils leur préparent des tonnes de chips tandis qu’ils se prélassent devant leur série feuilletée à la noix et bavent devant les lolos de Lola et les pecs de Pédro. Histoire de digérer, écoutons à présent la représentante du Luxembourg, une certaine Michèle Torr qui intreprète « Ce soir, je t’attendais », en hommage appuyé à notre invité tant il est vrai que l’on n’ attendait que lui notre Jean-Pi bien-aimé. [:Z]

__C’est vraiment trop d’honneur. Je suis d’autant plus flatté que pour moi il n’y a rien de meilleur qu’un bon café torréfié à cœur.

__Tout café Jean-Pierre ! [:D] Mais, n’anticipons pas, comme disait Jacqueline Cora qui vient juste d’être embauchée en qualité de goûteuse de Flanbys qualifiée au Radar Super de son quartier, l’heure n’est pas encore au café, nous n’en sommes qu’aux entremets. A cet effet, nous accueillons à présent Domenico Modugno qui a quasiment complété sa carte de fidélité eu égard à ses nombreuses participations et gagne pour la peine un saucisson sec et un pot de rillettes [B)] . C’est mon dernier pot Jean-Pierre. [:o)] Il nous fredonne « Dio come ti amo » (= « Dieu comme je t’aime ») afin de souligner son goût immodéré pour la dive bouteille et le gibolin. [:o]

__Ah oui, effectivement et en effet, on comprend mieux pourquoi il a le pif tout rouge. [8(]

__Oui, ça change un peu de sa chanson « Volare » où il se vantait d’avoir la pine toute bleue. Ben quoi, j’invente rien, souv’nez-vous : « Blu, dis donc, j’ai la pine toute blu ». [:o][:o)][:o]
[:o)]



[:o] [:o] [:o] [:o)] [:o] [:o] [:o] 


Et à présent, pour la Suisse, Madeleine Pascal nous propose « Ne vois-tu pas (?) » [8(]

__Oui, elle s’adresse en l’occurrence à l’un de ses choristes qui n’a pas vu que la marmite de soupe qu’il avait mise à mijoter était en train de déborder. [:o] [:(] [:o]

__Ouf ! Comme dirait la Pouchine, il était temps qu’elle intervienne afin d’éviter une belle catastrophe. Tiens, rien que pour son civisme, je lui accorde douze points. [:o]

__Cette générosité vous honore Jean-Pierre. Du coup, le pote à la suissesse vous a filé deux bols de sa soupe afin de vous r’mercier (+) . Comment la trouvez-vous (?) (!) (?)

__Tout simplement en soulevant ma cuillère. [:D]

__Mais non, je veux dire : est-elle à votre goût (?) [:o] [:o]

__Certes, elle est assez savoureuse quoique peu relevée. [8(]

__Qu’à cela ne tienne. Notre chère Tonia qui nous vient tout droit d’outre-Quiévrain nous offre « Un peu de poivre, un peu de sel » [:o)] . Voilà qui tombe à pic pasque y en a marre du fade, y en a marre (!) [:oZ]

__Pour sûr ! Son arôme est à présent « Bien plus fort », comme se plaît à le souligner la monégasque à pointe Téréza qui a eu le temps de la goûter avant d’entrer en scène. [8D]

__A propos d’entrée, nous attaquons à présent le plat de résistance avec deux grosses huiles du chobize venues du froid bipolaire suédois, j’ai nommé Lill Lindfor et Svante Thuresson, qui ont chaussé leurs moufles maniques afin de nous seriner : « Nouvelle valse du temps ancien ». [:)(]

__Eh bien oui, chère Marie-Cha-Cha, en même temps vous n’êtes pas sans ignorer qu’il s’agit là d’un code pour évoquer une de mes recettes préférées : pommes de terres nouvelles et moutarde à l’ancienne (+) . Je sens que nous allons nous régaler. Eh bien, Génie, goûtez-moi ça (!) c’est pas d’la merde, nom d’un chien (!) [:(]

__Slurp (!) Slurp (!) En effet, c’est très fin, ça s’mange sans fin (+) [:D] . Et avec ça Jean-Pierrot, kèskonboi [:o] (?) [:o]

__Eh bien, chère Marie-Charlotte aux bananes, je vous ai ramené une bouteille de Château-Popot de derrière les fagots [8D] . Souffrez que je vous en serve un verre. Comment le trouvez-vous (?)

__Finalement à la base entre guillemets je dirai tout comme l’interprète yougoslavienne Berta Ambroz (dite « La Grosse » [:o)] ) que je suis « Bez besed », c’est à dire « Sans mots » pour exprimer toutes les sensations que me procure ce savoureux breuvage. Et voilà quoi…

__Dans ce cas, vous en reprendrez bien une petite lichette? Vous me dîtes stop… [;)]

__”Stop, oui, stop ! Pendant que le jeu est bon. » [:o] [:o] [:o]

__ Binego (!) [8D] C’est précisément la traduction du titre de la chanson danemarkoise d’ Ulla Pia, « Stop, ja stop, mens legen er go touch’ pas à mon lego ! » Bien joué Marie-Charlotte au vin blanc. [:D] (+)

__Oups (!) [:o] La tête me tourne soudain… [:o] J’insuline (!) [:o] Il me semble reconnaître le chanteur Raphaël sans sa caravane sur la route de l’avant-scène avec des chaînes, quelle dégaine (!) [:o)] [:o] [:o)]

__Mais non, chère Marie-Charlotte au flash ! Il s’agit tout bonnement de son homonyme espagnol qui s ‘apprête à nous susurrer « Vo soy aquel » ce qui, d’après la raccommodeuse de strings à Shakira [:D] , veut dire : « Je suis celui (qui ressemble à l’autre ectoplasme mais c’est pas moâ qui chante ‘Sur la routeuh tala-talalala ! Et voilà quoi !’) »

__Comme le temps passe cher Jean-Pipi ! C’est déjà la fin de l’arti-show [;(] ] . Voici en effet la dernière chanson qui nous vient de la bouche allemande de Margot Eskens : « Die Zeiger der Uhr », autrement dit « Les aiguilles de l’horloge » [:)(] . A noter qu’elle doit son surnom de « Jaunie alitée » à une vilaine jaunisse contractée récemment. [:D] [:o] [:D] Voilà voilà…


[8D]

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤ [:o] ¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤




__Bon, nous attaquons maintenant le trou normand, c’est à dire l’entracte qui est animé ce soir par les Haricots Rouges, le célèbre orchestre de jazz de Maxime William Saury. [:D]

__A nouveau un vrai plat du terroir comme on les aime : « cassoulet de canard aux haricots rouges », plat très léger au demeurant. Vous en prendrez bien une assiettée ? Passez-moi donc votre écuelle, Marie-Cha-Cha…

__Volontiers, cher Jipé ! N’ en oubliez pas pour autant nos chers spectateurs dans la salle qui attendent de pouvoir savourer ce savoureux mets car je rappelle que l’entracte leur est également destiné. [B)]

__Nom d’un roblochon (!) [:o] La direction nous prie instamment d’arrêter la distribution de toute urgence afin d’éviter une grosse explosion. [:o] [8(] [:o] En effet, les fameux haricots ont occasionné quelques troubles gastriques au sein du public. Les émanations gazeuses et autre flatulences armstrong ont formé une couche nébuleuse qui risque de péter à tout instant. [:o]

__Gulp (!) Pas glop (!) Sauve qui peut (!) (Cherchez pas, c’est pas une contrepétrie… [:o)] ) Vite, renvoyons sans tarder les Haricots Rouges dans leurs foyers et passons rapidement aux votes des différents jurys. [:)(]
  Oups ! Il était temps comme aurait dit la Choupine. [:D] Et maintenant, le résultat final de cette année. Après deux tentatives infructueuses, cette tête d’endive d’Udo Jürgens gagne enfin le concours avec « Merci chérie » ( en français: « Merci ma poule »[:D]), une romance sirupeuse façon Polnareff avant impôts. [:o)] En tout cas les mamies autrichiennes ne lui disent pas merci ! (-) [:(] Pi-rate (!) [:oZ] Eh oui, car c’est en effet à elles que reviendra la lourde tâche de confectionner les kougloffs et autres bretchens pour tous les invités de l’an prochain vu que comme le veut le règlement c’est l’Autriche qui devrait organiser les festivités. Nous leur souhaitons donc par avance bon courage et adressons au gagnant nos vives congratulations sans oublier un coup de pied au cul chaleureux aux lanternes rouges classées 17èmes ex-aequo avec un beau zéro pointé, à savoir Monaco avec « Bien plus fort » par l’éphémère Téréza qui battit pour la circonstance le record de la chanteuse-éclair du musicole et dont le demi-best of devrait sortir sous peu au pistou. Eh non, la force ne fut point avec elle sur ce coup-là. Eh oui, chère Téréza, ils ont tous été « bien plus forts » que toi.
Et finalement et pour finir, l’Italie, représentée par ce vieux grigou de Domenico Modugno avec « Dio, come ti amo » (= « Dieu, comme je t’aime »). Apparemment, ce fut un amour à sens unique…Gageons que comme son collègue, le très illustre Fud (Fernand Urbain Dominic) Leclerc, cette dernière place l’aura vacciné contre toute autre velléité de participation. Nous lui souhaitons malgré tout une paisible retraite. (+)
Quant à moi, je m’en vais de ce pas rejoindre Jean-Pierre qui s’apprête à flamber la pièce montée qu’il a tout spécialement confectionnée pour cette soirée. Je vous en garde une part mes lascars ? [:D] [:o)] [:D]




















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B
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